Mais j’ai fait quoi pendant ma pause ? Eh bien pendant ce temps-là, je n’ai pas complètement chômé côté geek : j’ai relancé Dofus. Et pas qu’un peu.

De touriste à vétéran

Petit contexte : je n’avais jamais vraiment été loin dans le jeu. Niveau 120 grand maximum, le genre de joueur qui profite du voyage sans jamais voir le bout. Cette fois, j’ai décidé de pousser le jeu au maximum, ou presque : quatre persos niveau 200 et un maximum de quêtes bouclées pour décrocher le fameux Dofus Sylvestre, celui qui demande d’avoir obtenu presque tous les Dofus du jeu.

Autant vous dire que c’était long. Dur. Pénible parfois. Mais à la fin, il y a cette petite fierté d’être allé au bout, ce sentiment d’avoir vraiment terminé quelque chose. Mais qu’est-ce que c’était long 🙂

Ce qui fonctionne (très) bien

Soyons clairs : beaucoup de choses fonctionnent super bien dans Dofus. Les combats sont excellents, la direction artistique a un charme fou, et les mécaniques de jeu sont ultra cool. Le système tour par tour reste une référence du genre, avec une vraie profondeur tactique portée par les compétences des personnages.

Le gros point noir : les quêtes

Mais il faut qu’on parle du truc qui fâche : les quêtes. Pour moi, c’est LE gros point noir du jeu.

Sans guide externe, c’est tout simplement impossible d’avancer. Trop complexes, on se perd, on doit parler à tel PNJ mais rien ne l’indique… Une purge, il n’y a pas d’autre mot. Merci d’ailleurs aux sites communautaires qui sauvent des vies de joueurs : coucou Dofus pour les noobs et Tougli, sans vous je serais encore en train de tourner en rond quelque part dans le Monde des Douze.

Qu’un jeu de cette envergure repose autant sur des guides externes pour sa progression, c’est quand même un sacré problème de game design.

L’autre manque : la mise en scène des combats

Autre point qui m’a frappé pendant cette aventure : le manque de scénarisation des combats.

Pour comparer, prenez un autre tactical que j’apprécie, Sword of Convallaria. Là-bas, il y a des missions où on se balade dans une map, une ville, un château. On joue avec les décors, il y a des rebondissements en plein combat, et c’est fun ! Le combat raconte quelque chose.

Dans Dofus, les combats sont très bien équilibrés par les compétences des persos, mais l’univers et la map ne participent pas vraiment à l’action. Dommage, parce qu’avec la richesse du Monde des Douze, il y aurait matière à faire des affrontements mémorables.

Le verdict

Malgré ces défauts, quelle belle (re)découverte et quel beau défi ! Si vous aimez le tour par tour, Dofus reste le roi du genre. Un vieux roi parfois, avec ses rhumatismes et ses manies d’un autre temps, mais le roi quand même.

Et vous, vous en êtes où dans Dofus ? Toujours coincé à un niveau honteux comme moi pendant des années, ou déjà l’écurie de persos 200 ?