Les tests de matériel à la sortie du carton, c’est bien. Les tests dans la durée, c’est mieux. En janvier 2021, je publiais mon test de la chaise de bureau Autonomous ErgoChair 2, offerte à Noël par ma femme pour survivre au télétravail. Grummfy avait suivi avec son retour après 11 mois d’utilisation. Il était temps de boucler la trilogie : voici le bilan après presque 6 ans et des milliers d’heures assis dessus.
Ce qui tient (très bien)
Bonne nouvelle : la chaise est toujours là, et toujours en service quotidien.
La structure est toujours bonne : rien ne bouge, rien ne grince, le squelette de la bête est intact. Les roulettes roulent toujours comme au premier jour. Les multiples réglages fonctionnent encore. Et surtout, la partie mesh du dossier est nickel !!! Après toutes ces années à soutenir mon dos, la maille n’a pas bougé : pas de détente du tissu, pas de déformation, le maintien est identique. Chapeau, c’est clairement le composant le plus durable de la chaise.
Ce qui a rendu l’âme
Par contre, tout n’a pas survécu. La grande victime, c’est la mousse de l’assise : elle est morte. Entre les trous qui apparaissent dans le tissu et la mousse complètement écrasée, l’assise devient dure. Les milliers d’heures de fesses ont eu raison d’elle, et c’est logique : c’est la pièce qui encaisse tout.
Autre signe de l’âge : une usure sur le plastique des accoudoirs. Rien de fonctionnellement gênant, mais ça se voit. Pour rappel, dès le test d’origine, je notais que ces plastiques faisaient un peu « cheap », le temps m’a donné raison sur ce point.




Rentabilisé ? Largement.
Faisons les comptes : 347,39 € à l’achat (en promo Black Friday fin 2020), pour presque 6 ans d’utilisation intensive en télétravail. Ça nous fait environ 60 € par an, soit une poignée de centimes par heure passée dessus. Je pense pouvoir dire que l’investissement est rentabilisé.
Mais voilà ce qui me fait vraiment râler : ça m’embête de la changer. Parce que franchement, remplacer juste la mousse du siège et son tissu suffirait à lui redonner 6 ans de vie. La structure, le mesh, les mécanismes : tout le reste est bon ! C’est LE point où les fabricants de chaises devraient progresser : vendre des assises de rechange. En pleine époque de l’indice de réparabilité et de la lutte contre l’obsolescence, jeter une chaise dont 80 % des composants sont impeccables, ça fait mal au cœur.
Et aujourd’hui, elle coûte combien ?
Autonomous vend toujours des chaises dans cette gamme, mais le prix a bien grimpé : l’héritière directe de mon ErgoChair 2 s’appelle désormais l’ErgoChair Pro, et le petit nouveau du catalogue, c’est l’ErgoChair Mesh, affichée à 538,80 €. Rappel : j’avais payé la mienne 347,39 €. Ça pique.
Ironie délicieuse : cette ErgoChair Mesh a une assise entièrement en mesh, plus de mousse du tout. Autrement dit, ils ont remplacé précisément la pièce qui est morte sur ma chaise par le matériau qui, lui, a survécu sans une égratignure. Coïncidence ? Je ne crois pas. Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir usé ma mousse d’assise. Petit bonus au passage : la marque annonce désormais une garantie à vie sur ce modèle.
La suite ?
Dans les mois à venir, il y aura sûrement l’achat d’une nouvelle chaise. Est-ce que ce sera encore de l’Autonomous ? L’expérience sur la durée plaide pour, le nouveau tarif un peu moins… À suivre dans un futur article, évidemment.
(Et Autonomous, si vous me lisez : je prends les collabs 😄)
Et vous, elle a quel âge votre chaise de bureau ? Elle tient le choc ? Racontez-moi ça en commentaire !
