Northgard

Northgard

Si je fais la ruse, je n’irai pas au Valhalla…

Rien n’est moins sûr avec ce portage récent (29/09/2019) sur Switch du jeu de stratégie Northgard, édité par le studio Shiro Games (Evoland 1 et 2, Darksburg). En effet, dans ce jeu de stratégie en temps réel, la voie des armes n’est pas la seule manière de se couvrir de gloire : nous sommes bien en présence d’un jeu 4X (exploration, expansion, exploitation et extermination) où la supériorité commerciale, la maîtrise du savoir, ou encore le prestige sont autant de moyens alternatifs pour asseoir votre domination sur les terres prometteuses et encore inexplorées de Northgard. Rassure-toi, impétueux guerrier du nord, la violence reste toujours une solution. Toujours inquiet ? Tu ne sais quel drakkar choisir ? Voyons ensemble si ce portage Switch pourra te conduire au Valhalla ou s’il te destine à un naufrage cuisant…



Un grand bol d’air frais : une ambiance nordique à souhait.             

Le jeu propose une thématique palpable : les graphismes, l’ambiance sonore, le lexique historique ou encore le bestiaire mythologique s’entremêlent harmonieusement pour créer un univers cohérent.    
Northgard réussit assez habilement à nous immerger dans un univers viking fantastique. Les graphismes, dans un style cartoon coloré sont agréables et visuellement efficaces. La bande son n’est peut-être pas inoubliable mais remplie parfaitement son rôle immersif. Il est plutôt agréable de parcourir les terres de Northgard. Voir son peuple vaquer à ses occupations entourés de loups et de cerfs, de géants et de kobolds, regarder les terres se couvrir de neige à l’approche de l’hiver, tout est simple mais efficace. La même ambiance ressort lorsque l’on joue switch en main : sobriété et immersion.  

Viking blanc ou blanc viking ? Le même contenu ?

Le portage du jeu sur une console portable ne s’est pas fait au détriment de certaines mécaniques de jeux : elles restent toutes présentes sur cette nouvelle mouture. Cette version intègre dans sa version de base les 6 différents clans et le DLC environnemental Ragnarök. Les mécaniques de jeu sont très variées. On débute avec une poignée de villageois plutôt proactifs dans le sens où ils s’attèlent spontanément à la collecte de nourriture. Il faudra cependant assez vite les assigner à diverses constructions (ateliers de bûcheron, forges, camps d’entrainement, marchés, ports, cabanes druidiques, …) pour générer de nouvelles ressources. Il en va de même pour l’exploration de la carte où il faudra assigner un villageois à un camp d’éclaireur et dépenser vos précieuses ressources pour coloniser chaque nouveau territoire. Chaque territoire conquis débloque de l’espace (le nombre de constructions sur un territoire est limité), offre de nouvelles ressources (ruines à explorer, gisements de pierre ou de fer, terres fertiles, eaux poissonneuses,…) et peut comporter ses dangers environnementaux : entre les loups, les draughs et autres valkyries qui menacent nos ouailles ou la proximité d’un clan adverse, les dangers sont nombreux à Northgard. Pour rappel, le Ragnarok est un événement apocalyptique : l’environnement y très hostile. Ce mode de jeu est donc réservé à ceux qui aiment les défis…  



Si la méthode d’assignation, construction, expansion est très simple à comprendre, elle n’en pas pour autant simple à maitriser : on a l’impression de lutter pour sa survie. Les mécaniques sont toutes connectées les unes aux autres. Il faut choisir judicieusement ses assignations pour amener les ressources mais aussi la sagesse, le prestige ou la sécurité. Il faut prendre en compte les besoins de la population et bien anticiper la venue de l’hiver pour éviter la famine. Savoir quand dépenser ses ressources pour étendre son territoire et choisir les constructions optimales pour ceux-ci. La renommée et la sagesse permettent également de progresser sur deux arbres de développement très basiques mais appréciables. Bref, Northgard est d’une apparence simpliste mais il cache une réelle profondeur de gameplay où la diversité des mécaniques et des choix assurent un plaisir de jeu renouvelé et partant, une solide durée de vie.

En revanche, le choix des troupes militaires est minimaliste et notre impact sur les batailles se limite à désengager nos troupes, juste avant qu’elles ne succombent aux coups ennemis. La campagne constitue un tutoriel convaincant mais l’intrigue n’est pas des plus palpitantes et est un peu courte.  On aimerait aussi pouvoir disposer d’encore plus d’options de construction et d’unité pour flâner en mode bac à sable. Les différents clans n’apportent malheureusement que peu des contenus différents…Bref, si la force du titre réside dans sa sobriété (en dehors de son ambiance cohérente et immersive) c’est également sa faiblesse… 

Alors quel drakkar choisir ? Switch ou PC ?

Mais le jeu prend une autre dimension sur Switch. Le jeu est tout à fait jouable en mode nomade. Bien sûr, le texte est parfois un peu petit mais la simplicité graphique rend le tout visuellement agréable et compréhensible. Niveau jouabilité, l’utilisation d’anneau d’action et de raccourcis est très efficace : après un petit temps d’adaptation, on ne regrette jamais sa bonne vieille souris. Et si le jeu peut laisser un goût de trop peu sur PC ou sur votre écran, on voit difficilement comment faire un meilleur compromis en termes de richesse,  de lisibilité et de jouabilité en mode nomade. Ce portage apporte donc une réelle plus-value au titre, surtout Switch en main.




Ecrit par Wally

Créateur et animateur du podcast Geeksleague. Passionné de jeux de rôles, jeux vidéo, graphisme, robotique et de podcast, Je souhaite partager mes expériences et les dernières actualités geek avec vous. Twitter : @notwally

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