Vous vous souvenez du bilan de mon ErgoChair 2 après 6 ans ? Mousse d’assise morte, accoudoirs esquintés, mais structure et mesh toujours nickel. Je concluais sur l’idée qu’un simple remplacement d’assise suffirait à lui offrir 6 ans de sursis. Spoiler : j’ai fini par le faire. Mais avant d’y arriver, il a fallu traverser un océan de tests de chaises de bureau, et croyez-moi, ce n’est pas beau à voir.

La jungle des tests de chaises

Parce qu’avant de me décider, j’ai écumé tous les tests possibles, vidéo et écrit, pour trouver une remplaçante. Et il faut qu’on en parle, de ces tests.

D’abord, il y a les comparatifs américains, avec des marques qu’on ne trouve pas chez nous, à des prix totalement différents des nôtres une fois convertis et taxés. Une chaise « abordable » à 300 $ aux États-Unis devient vite un ticket d’entrée à 400 € en Europe. Comparer devient un exercice de conversion permanent.

Ensuite, il y a le vrai problème : les tests sponsorisés, ou pire, les tests « pas sponsorisés » où le youtubeur a quand même reçu la chaise gratuitement. Et là, soyons lucides deux secondes : si on m’offre une chaise à 1 800 €, et qu’on me demande d’en faire un test… elle va être magnifique. Forcément. Je n’ai pas dû sortir 1 800 € de ma poche, donc je n’ai pas les attentes qu’aurait normalement quelqu’un qui a payé 1 800 € de sa poche. Le biais est presque inévitable, même sans mauvaise foi du créateur.

Ajoutez à ça les marques qui rebrandent le même produit chinois sous quinze noms différents, et celles qu’on voit partout simplement parce qu’elles ont arrosé tout YouTube de partenariats. Résultat : acheter un siège de bureau, c’est le même combat que pour un matelas ou un canapé, dans l’antre des requins publicitaires. Difficile de démêler le vrai du sponsorisé.

Retour à ma propre chaise

Bref, après ce tour d’horizon décourageant, retour à ma propre chaise. Et là, le déclic : au final, sur toute l’ErgoChair 2, seules deux pièces étaient vraiment mortes, l’assise et les accoudoirs. Le reste (structure, mécanismes, mesh) fonctionnait toujours parfaitement.

Alors j’ai fait ce qu’on ne pense jamais à faire en premier : j’ai contacté Autonomous pour acheter des pièces de rechange. Et bonne nouvelle : pour un total de 130 €, ils pouvaient me renvoyer une nouvelle assise et de nouveaux accoudoirs.

Avant

Avant

Après !!!

Le verdict : mes fesses me remercient

J’ai donc commandé. L’assise est arrivée en premier (le reste suivra plus tard, rupture de stock chez eux). Et oh mon dieu. Mes fesses me remercient.

Je ne réalisais même plus à quel point j’étais assis sur une planche de bois déguisée : la mousse était complètement rincée, plate, sans plus aucun rebond. Le contraste avec la nouvelle assise est frappant, presque comme découvrir une chaise neuve.

Réparer plutôt que jeter

Donc voilà la morale de cette histoire à trois épisodes : avant de jeter, réparer reste la solution la moins chère et la plus écolo. Pour 130 €, j’ai remis ma chaise à neuf, contre 400 à 550 € pour une remplaçante complète (sans même parler du casse-tête des tests biaisés pour la choisir).

Et niveau écologie, le calcul est imparable : je ne vais jeter que la partie assise au parc à conteneurs, pas toute la structure en métal, les roulettes, le mécanisme, tout ce qui fonctionnait déjà très bien. Le réflexe « je jette tout et je rachète » est tellement ancré qu’on oublie souvent de se demander si le fabricant ne vend pas simplement la pièce cassée.

Alors avant votre prochain achat de chaise, matelas, canapé ou autre gros équipement, posez-vous la question : est-ce que TOUT est mort, ou juste une pièce ? Un coup de fil ou un mail au fabricant coûte cinq minutes, et peut vous éviter pas mal d’euros et de déchets.

Et vous, ça vous est déjà arrivé de réparer plutôt que racheter ? Ou vous êtes plutôt du genre à céder à la nouveauté ? Dites-moi ça en commentaire !