Aujourd’hui on parle série, et pas n’importe laquelle : The Beauty, créée par Ryan Murphy et Matthew Hodgson, sortie début 2026 sur Disney+. Ryan Murphy, c’est le mec derrière American Horror Story et Nip/Tuck, ça devrait déjà vous mettre la puce à l’oreille. Moi, visiblement, je n’avais pas fait le lien.

L’erreur de casting (le mien)

Je vois passer une petite série sur Disney+, je me dis « allez, on teste, c’est Disney, en général leurs séries restent assez gentilles ». Et là… oh mon dieu. Je me suis trompé. Lourdement trompé. Cette série m’a un peu traumatisé.

Pour la petite histoire, The Beauty est diffusée sur FX aux États-Unis (la chaîne câblée du groupe Disney, celle qui héberge justement American Horror Story) et arrive chez nous via Disney+. Donc non, ce n’est pas du Disney familial, c’est du Ryan Murphy pur jus, adapté d’un comics de Jeremy Haun et Jason A. Hurley publié chez Image Comics.

Le pitch (sans spoil, promis)

Le monde de la mode traverse des heures sombres : des mannequins internationaux meurent dans des circonstances horribles et inexpliquées. Deux agents du FBI sont envoyés à Paris pour élucider ces morts mystérieuses. Leur enquête les mène sur la piste d’un virus sexuellement transmissible, surnommé « The Beauty », qui transforme les personnes infectées en une version physiquement parfaite d’elles-mêmes… mais avec de terribles conséquences.

Body horror et satire sociale

Entre body horror et critique acerbe de la société, cette série est vraiment intéressante. Le concept est fort : jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour être beau ? La série pousse la question dans ses retranchements les plus dérangeants.

Même si, soyons honnêtes, le côté body horror est parfois de trop et devient un peu répétitif. Au bout d’un moment, on a compris le principe, pas besoin d’en remettre une couche à chaque épisode.

Un scénario parfois chaotique

Le scénario part un peu dans tous les sens par moments. Il y a pas mal de personnages, qui en plus changent d’apparence (vous comprendrez vite pourquoi en regardant), ce qui ne facilite pas le suivi. Bon, on va dire que ça fait partie du concept de la série.

S’ajoutent à ça des épisodes flashback entiers consacrés à un personnage, pour comprendre pourquoi les protagonistes des épisodes précédents en sont arrivés là. Ces zooms cassent un peu le rythme, mais ils ont un vrai mérite : c’est là que la critique sociale prend toute son ampleur. Chaque portrait est une facette de notre rapport malade à la beauté, à la jeunesse, au regard des autres. Donc ok, je pardonne.

Le verdict

Au final, c’est une série assez incroyable. J’ai dû faire des pauses en cours de route parce que j’avais ma dose, c’est vous dire l’intensité.

Mon conseil : les trois premiers épisodes sont à voir absolument. Vous y aurez votre dose de body horror et l’essentiel de la satire sociale. Ensuite, regardez la fin si vous en avez envie, mais sachez que le concept se dilue au fur et à mesure des onze épisodes.

Et la fin justement… elle est un peu bizarre. Clairement pensée pour ouvrir sur une saison 2, qui n’est pas encore annoncée à l’heure où j’écris ces lignes. À suivre, donc.

Vous l’avez vue ? Traumatisés aussi ou vous en redemandez ? Racontez-moi ça en commentaire !