Elle est enfin là. Marvel a lâché ce lundi la première vraie bande-annonce d’Avengers: Doomsday, quelques jours avant la Comic-Con de San Diego, histoire de griller la politesse à tout le monde. Et forcément, ça réagit dans tous les sens.

Cette bouillie d’images…

Le premier reproche qui revient partout : la qualité des effets spéciaux. Beaucoup crient au scandale. Personnellement, ça ne me choque pas plus que ça… mais force est de constater que le film baigne dans une bouillie d’images pas super nette. Ça sent les effets IA à outrance, ce rendu flou-lisse-brillant qu’on commence à reconnaître au premier coup d’œil.

Après, attention : on juge une bande-annonce, pas le film. Les effets seront peut-être peaufinés d’ici la sortie. Mais là, en l’état… je ne trouve rien de fou. Et le timing est cruel : en face, à la même période, il y aura Dune 3 pour faire la comparaison. Les deux films sortent quasiment en même temps mi-décembre, et Denis Villeneuve a même raflé la priorité sur les salles IMAX, obligeant Disney à dégainer sa propre certification « Infinity Vision » pour rassurer sur la qualité de projection. L’affrontement de fin d’année s’annonce saignant.

Prenez tous une Memo-myrtille

Ensuite, il y a le deuxième pilier de cette bande-annonce : la nostalgie. Prenez tous une Memo-myrtille

Tu te souviens de Charles Xavier ? Tu te souviens des X-Men ? Patrick Stewart, Ian McKellen, tous les vétérans des films Fox sont de retour. Tu te souviens de Steve Rogers ? Chris Evans est là aussi. Tu te souviens de Shang-Chi ? (Non, personne ne se souvient de lui.) Et le clou du spectacle : Robert Downey Jr., l’Iron Man historique, recyclé en grand méchant.

Une vague de nostalgie et de fan service qui dégouline de partout. C’est la stratégie assumée : plutôt que de construire du neuf, on convoque tous les souvenirs des 18 dernières années et on espère que l’émotion fera le reste.

Docteur Fatalis, la vraie promesse

Reste le méchant. Petite précision au passage, parce que le titre du film entretient la confusion : le vilain ne s’appelle pas Doomsday, c’est Doctor Doom (Docteur Fatalis pour les intimes francophones), incarné donc par Robert Downey Jr., dont le visage reste soigneusement caché dans la bande-annonce.

Et c’est LA chose qui m’intéresse : un méchant présenté comme plus balèze et plus menaçant que tout ce qu’on a vu jusqu’ici, une menace capable de faire s’entrechoquer les réalités. J’ai quand même hâte de voir son arc narratif. Même si, soyons honnêtes, on connaît déjà la fin : tous les gentils réunis finiront par le battre. Le suspense du MCU a ses limites.

Marvel m’a perdu en route

Parce qu’il faut bien l’avouer : Marvel a réussi l’exploit de me désintéresser totalement des super-héros. Depuis Infinity War, finito pipo. Les films, les séries… je trouve tout ça inintéressant. L’overdose de contenu, les intrigues multiverselles à rallonge, les projets sortis à la chaîne : le charme est rompu.

Alors ce Doomsday, avec ses frères Russo de retour aux commandes et ses 165 minutes au compteur, porte sur ses épaules la mission de raviver la flamme. Vu la bande-annonce, je ne sais pas encore si j’irai le voir au cinéma ou si j’attendrai joyeusement sa sortie sur Disney+.

Mais cette bouillie de pixels IA ne me dit rien de bon, et surtout, elle ne respecte pas les fans qui suivent cette franchise depuis presque 18 ans, depuis le premier Iron Man d’avril 2008. Ces fans-là méritent mieux qu’un best-of flou de leurs souvenirs.

Et vous, la bande-annonce vous a hypé ou consterné ? Team cinéma ou team canapé Disney+ ? Dites-moi ça en commentaire !