Aujourd’hui, un article un peu différent. Pas de jeu, pas de série, pas de LEGO. On va parler de la fabrication même de ce blog, et d’une question qui me turlupine depuis la reprise : l’utilisation de l’IA pour écrire mes billets.

Et autant être transparent tout de suite : oui, cet article-même a été rédigé avec l’aide d’une IA. Mise en abyme totale.

Comment je travaille concrètement

Depuis la reprise de Geeksleague, j’utilise Claude (Fable 5) pour écrire mes billets. Mais attention, pas comme on l’imagine. Je ne lui dis pas « écris-moi un article sur Dofus » en allant me faire un café.

Concrètement : je lui donne mes structures, mes idées, mes blagues, tous les éléments du billet. Je lui demande parfois de vérifier des chiffres ou des faits, mais surtout de restructurer mon texte sans en modifier le sens, sans le dénaturer. Les opinions, les anecdotes, le vécu : tout vient de moi. Lui, il remet en forme.

Et ça me fait gagner un temps de fou. Je peux tout balancer sans réfléchir à ma syntaxe ou à mon orthographe, en vrac, comme ça sort. Résultat : j’enchaîne les articles et les sujets à un rythme que je n’aurais jamais tenu autrement. Sans ça, honnêtement, la reprise du blog n’aurait peut-être pas survécu à son premier mois.

La question qui fâche : dois-je le signaler ?

Mais voilà le dilemme : dois-je signaler que j’utilise une IA pour écrire sur Geeksleague ? Ou est-ce qu’en 2026, on part du principe que tout blog l’utilise de toute façon ?

Parce qu’à bien y réfléchir, la frontière est floue. J’utilise Antidote depuis 15 ans pour corriger mes fautes sur Geeksleague, et ça n’a jamais choqué personne. Personne n’a jamais exigé un bandeau « cet article a été corrigé par un logiciel ». Mais là, on passe un cran au-dessus : ce n’est plus seulement de la correction orthographique, c’est de la correction de syntaxe, de la restructuration. Où est la limite ?

Jusqu’où laisser faire la machine ?

Autre question que je me pose : dois-je limiter Claude à la correction orthographique pure et dure ? Pour le moment, je le laisse aussi proposer les titres H2 et H3 pour rythmer la page. C’est de la mise en forme, pas du fond… mais c’est déjà une décision éditoriale que je délègue.

Je ne sais pas encore comment gérer ça ici sur le blog. Ça pose pas mal de problèmes éthiques :

Est-ce que le lecteur a le droit de savoir ? Est-ce que ça change quelque chose à la valeur de l’article si les idées sont de moi mais que la plume est partagée ? Est-ce qu’un billet de blog perso doit répondre aux mêmes exigences de transparence qu’un article de presse ? Et si je le signale, est-ce que ça ne va pas décrédibiliser des textes qui restent, dans le fond, 100 % les miens ?

Je n’ai pas de réponse définitive. Pour l’instant, ma position, c’est celle de cet article : en parler ouvertement, une bonne fois, et vous laisser juges.

Et vous, vous faites comment ?

C’est là que j’ai besoin de vous : comment gérez-vous vos interactions avec l’IA pour l’écriture ? Vos mails, vos textes, vos rapports ? Vous assumez ? Vous le cachez ? Vous le mentionnez à vos destinataires ? Est-ce que pour vous il y a une différence entre un correcteur orthographique et une IA qui restructure ?

Dites-moi tout en commentaire, ça m’intéresse vraiment de savoir où chacun place le curseur.

Et pour ceux que le sujet intéresse, je prépare un autre billet sur l’utilisation métier de l’IA (code, graphisme, etc.), parce que là aussi, il y a matière à débat. Mais pour la partie écriture, je suis, vous l’aurez compris, encore un peu embêté.